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dimanche 22 avril 2007

Valkyrie Profile le test par ADK :


Note : le test du jeu a été réalisé à l'aide la version américaine du jeu. le doublage pris en compte ici est donc le doublage américain. Le jeu en européen est normalement prévu pour le 27/04, une bonne chose donc, et sera parait il entièrement traduit en français, détail qui a énormément d'importance de nos jours.

Pas facile quand on est une "vache qui rit" de se faire un nom dans le domaine du rpg, en partculier quand la noireaude en question se surnomme "nénette". Du coup, un petit changement en bleu, une belle cheveulure saphir au soleil et gris clair le reste du temps, un vrai prénom, Lenneth, et un titre de demie déesse, la valkyrie, on se dit que ça aidera sûrement.

Bien que le jeu soit estampillé square enix, square uniquement à l'époque, j'ai été extrêmement surpris de voir que les développeurs réels étaient tri ace. Je pensais vraiment que square avait tout fait de bout en bout. En même temps c'est pas plus mal. Valkyrie Profile est donc tiré d'un manga de même nom et le jeu s'en inspire plus ou moins librement. Ici il s'agit de suivre l'histoire d'une chasseuse d'âme mandatée pour récolter des guerriers en prévision de ragnarok, la grande bataille des dieux qui verra aussi la fin du monde. Lenneth va donc parcourir le monde à la recherche de valeureux guerrier en vue de cette bataille finale. Ce jeu aurait pu s'appeler tranche de vies ou même la récolte de ragnarok. contrairement à beaucoup d'autres rpgs on ne suit pas réellement une histoire pour chaque personnage, on arrive abruptement dans leur vie juste avant leur mort. Chose plus ou moins incroyable, certains élus sont bigrement reliés, d'autres vont avoir de sérieux problèmes avec les forces du mal que la valkyrie doit pourchasser en plus de sa mission normale. Ce jeu se paye même le luxe de sous scénario très travaillés en regard de certains personnages. Malgré tout de grosses zones d'ombres subsistent dans le scénario avec parfois même de légères incohérences qui vous seront peut être mieux expliquées si la saga arrive à son terme (car je vous rappelle que Silméria, que vous verrez dans ce jeu, était l'héroïne de la préquelle qui vient d'arriver sur PS2, faudra donc attendre le 3).

Intrinsèquement parlant, VP est un portage de la PS1. Comme la plupart des portages, il bénéficie tout de même du filtre très classe de l'écran LCD de notre petite PSP. Le tout n'est pas de l'émulation car le jeu a bel et bien été refait en 16/9 pour l'écran de notre portable préférée.

La présentation est composée de vidéo d'une qualité rarement atteinte sur PSP. Ces vidéos sont en plus spécifiques à la version PSP et remplacent les dessins animés ou autres anciens CG movie de la version PS1. Je peux vous dire que ça claque méchamment et que le niveau est très très haut. Au delà de ces vidéos on verra quelques CG movies, tout lents eux, et dignes d'un vieux jeu d'aventure sur PC genre Myst (pour vous donner une idée de la saccade ressentie).

Graphiquement parlant tout comme Ultimate Ghosts and Goblins, le jeu est en réalite en 3d même si tout est vue en 2d. Il s'agit néanmoins de sprites pour les monstres du jeu ainsi que les héros. Seuls les décors bénéficient de cette 3D. Les décors sont très nombreux, très variés et très recherchés. Autant la carte du monde est dépouillée car vue de haut, autant se balader dans les décors est un vrai régal. Les effets visuels ne sont pas en reste et les magies n'ont pas lésiné sur les moyens car font aussi appel à des vidéos.

L'animation est somme toute normale. Lenneth court, tape, s'agrippe à des chaînes. Elle offre quelques mouvements de plus que dans les rpgs, le rapprochant aussi de l'action rpg avec l'utilisation des cristaux pour se créer des échelles, des chaînes pour des passages de tomb raider ou même de la vraie plateforme old school ou des puzzle. La partie rpg concerne les combats, originaux, et la montée des stats de vos personnages. Le système de combat propose de diriger un personnage par bouton et vous offrira plus ou moins de coups en fonction des armes que vous choisirez. Les traditionnelles potions sont là aussi ainsi que les magies qui ne servent qu'une fois l'an genre le boost des stats.

La partie sonore de VP est très travaillée. L'ambiance est très triste et très divine selon les circonstances. A aucun moment vous ne pourriez imaginer les musiques traitant d'une quête divine dans un autre contexte. De même les musiques les plus tristes sont parfaitement employée et propre à VP. Dans un autre rpg, ça ferait probablement tâche. Que dire du surprenant doublage américain, presque le même que sur PS1 certains acteurs ayant donné congé du à l'âge, qui lui a valu le titre de supérior version. Les voix sont nombreuses et poignantes de sentiments. Oh ça et là y'a toujours des voix énervantes, genre celle de Lezard, mais là c'est la faute des américains. Les méchants ont toujours des voix de tête à claque chez eux (confère musclor, star blazer et tant d'autres en anglais). Du reste la voix de Odin me paraît inadapté à la grandeur et la majesté du personnage... en revanche Bloodbane m'a laissé un excellent souvenir.

Côté contrôle, il faut avouer qu'on est dans le très ancien. Il ne sera pas rare de maudir la psp ou pire de vouloir abandonner le jeu. Il se trouve que les mouvements les plus rares à exécuter ne sont pas expliqués dans la notice. Même si naturellement pour vous agripper vous aller penser à appuyer sur la touche "haut" en souvenir de tant de jeux de plateforme on peut rester bloquer bêtement à chercher sa route. On ajoute à cela, le système du "nuage de poussière de glace" et là on ne peut pas atteindre certaines plateformes ou certains coffres. Bon pour compenser vous pouvez zapper les donjons en question mais quel taré de rpg ferait cela ?

Avec VP on touche à la sphère du divin (si je puis dire...). Il faut savoir que ce jeu utilise à bon escient des tas de références et légendes et surtout traîte très bien les psychologies des personnages du jeu pour le temps qui leur ait imparti. Autour d'eux graviteront en plus des mailles importantes du scénario ainsi qu'une philosophie autour du châtiment divin, la mort et le paradis ou l'enfer. C'est bien sûr le gros point fort du jeu. Lenneth a une vie très triste à subir car elle n'entend que la misère du monde et ne collecte que les âmes qui le méritent vraiment, chacune finissant d'une mort horrible dans un monde de brutes, de racistes, en guerre ou simplement d'injustice. Ce monde est un enfer mais uniquement parce que Lenneth ne peut le voir que comme ça. Il est fort à parier que le manga doit être de très grande qualité et que le jeu lui fait plus qu'honneur.

Vous l'aurez compris en un mot comme en cent, VP a bien mérité ses lettres de noblesse acquises à l'époque de la naissance du rpg sur PS1. Pourtant que le portage est bourré de défauts typiquement digne de squaresoft. Des choses comme le système de sauvegarde complètement archaïque à un point précis du jeu ou partout sur la carte du monde. Sur PS1, cela pouvait se comprendre, ça bouffait trop de mémoire, y'avait que sur saturn que ça se faisait mais sur psp ? intérêt à part agacer les joueurs ? Comme déjà dit, il ne sera pas rare de vouloir abandonner complètement ce jeu. Et quand je vous aprle d'abandon, c'est vraiment en désespoir de cause. Il faudra vraiment se creuser les méninges pour venir à bout des chapitres 4 à 6 qui constituent la charnière du jeu. le système de sauvegarde point par point étant absent façon final fantasy, il sera totalement impossible de se livrer à de courtes sessions. C'est bien simple, si vous n'êtes pas en vacances, ne faites pas ce jeu. Il faut compter 4 à 5 heures par session de jeu.

Techniquement très bon, le jeu n'a pas été travaillé jusqu'au bout. Il se trouve que certains écrans en 16/9 bavent comme ce n'est pas permis. L'effet flouté qu'on avait repéré dans l'émulation en 16/9 du princess crown de la psp adapté de la saturn est de retour. Tout comme Tengai Makyo qui a été refait, on constate que les intérieurs de maisons sont soient élargis honteusement soit laissés tel quels. Dans les combats il n'est pas rare lors de combo de voir les monstres et les héros sortirent de l'écran sans qu'il y ait un mouvement de caméra pour les suivre, eh oui ce n'est pas prévu, ce n'est pas la même résolution d'écran... Ajouté à cela, les personnages râteront pas mal de combo à cause de cela, un combo dans le vide parce que le sprite ennemi est mal scripté ça agace.

L'incomplétude du manuel est à tomber par terre rallongeant d'autant la durée de vie. j'ai passé 40 heures de jeu sur la quête principale, un donjon supplémentaire de 4 ou 5 heures apparaît à la fin du jeu mais... je ne vous parle pas des combats interminables (non compté dans l'horloge du jeu) et des nombreux essais infructueux pour trouver le bon saut, ou le fameux truc du nuage de poussière ou encore d'empiler les blocs de glace sur un cristal. En vacances je me suis révélé étonnament dynamique sur un vieux jeu mais je me suis aidé un peu d'une solution pour connaître les conditions pour obtenir la meilleure des 3 fins. Il ne sera pas bien difficile de faire la fin normale et la mauvaise fin. Ces deux autres fins n'ont d'ailleurs presque aucun intérêt et ne collent même pas avec l'histoire autour des 8 chapitres. Je vous recommande donc de vous informer sur la fin A, qui est la vraie et surtout la seule de plausible si vous voulez apprécier le jeu à sa juste valeur.

Malgré tous les points noirs qui innondent ce jeu, je ne peux qu'applaudir la performance du jeu sur psp. Le jeu se déroule SANS ABSOLUMENT AUCUN LOADING. Les donjons sont longs, la quête est longue, les secrets sont dingues, vous avez affaire au jeu le plus complet de la psp. Certes le progrès dans les jeux m'incite à réclamer plus de finition, des sauvegardes où on le souhaite tout le temps, un écart avec des ajouts quand il s'agit d'un portage et surtout de réparer les bugs de l'époque (merci les skills à re régler quand on équipe Lenneth avec un arc alors qu'elle tient une épée ou Lyséria qui une fois transférée ne sera jamais récupérée). Toutefois VP est un monument à essayer sur PSP et mérite bien son statut d'excellent RPG. Il laissera un souvenir impérissable, une ambiance unique et un sound test dont on risque de ne pas se lasser (Snif, aux côtés de celle de Rezel Cross l'ost de VP). Voilà en tous cas un cadeau béni de tous les fans qui vont enfin pouvoir s'en emparer en version européenne.
















PRESENTATION : 19/20

GRAPHISMES : 17/20
ANIMATION : 16/20
SON : 19/20
CONTRÔLES : 16/20
DUREE DE VIE : 19/20
NOTE GLOBALE : 93%

ADK

lundi 9 avril 2007

Metal Gear Solid Portable OPS le test par ADK :


Note : Bien que le jeu va arriver sous peu en PAL, le test a été réalisé avec la version américaine du jeu. Sachez toutefois patienter un peu car en PAL on compte déjà comme bonus un Battle mode contre les boss du jeu qui n'existe pas en US.

Ah Metal Gear, la légende, enfin débarque sur PSP. C'est le premier jeu depuis Monster Hunter Freedom à avoir boosté la PSP au Japon. La preuve que l'originalité est toujours de ce monde dans une série et surtout la preuve qu'un vrai MG était possible sur PSP puisque certains semblaient en douter...

Pour vous situer sachez que ce jeu se déroule après MGS 3 qui lui même se déroule bien avant les deux premiers opus sortis sur PS1. Pour tout dire, cet opus se déroule même avant les premiers épisodes sur MSX et NES, ça n'empêche pas Naked Snake de ressembler de près à Solid Snake (avec un côté moins bourrin) à ceci près qu'il est humain. La psychologie de Naked est bien plus travaillée. L'histoire étant des plus compliquées sachez seulement que vous commencez en prison parce qu'un groupe du FOX a décidé de se rebeller et de vous sous tirer des informations. Pour le reste je vous conseille de vous adresser aux docteurs ES Metal Gear comme on dit.

Je n'accroche pas au design des cutscènes en bd, curieusement sur la fin du jeu elles sont mieux dessinées et surtout animées, j'avoue que c'est incompréhensible que la qualité ne soit pas homogène. Il est clair aussi qu'opter pour ce genre de présentation permet de ne pas utiliser le moteur du jeu. On gagne en ressource et en espace mémoire. Pourtant la 3d est si belle dans ce jeu, si simple mais efficace que lors des quelques rares cut scènes en moteur du jeu on se surprend à dire "oh pourquoi pas un peu plus" alors que justement c'était un des nombreux reproches adressé aux anciens épisodes transformant parfois le jeu en film.


Les graphismes sont dans les même tons. cependant le jour et la nuit sont gérés avec des effets de lumière appropriés e du plus belle effet. On notera aussi la présence de très gros modèles de personnages. ce qui est incroyable surtout est la qualité de l'action qui n'a rien à envier aux consoles de salon. Cette qualité s'étend jusque dans les boss qui du fait du petit écran de la psp sont encore plus impressionnant pour le hardware. La diversité des lieux, la taille des cartes et les possibilités de camouflages ne sont pas en reste. On se demande vraiment si la PSP souffre du problème des petites zones quand on voit ça.

L'animation est des plus intéressantes dans ce jeu. Si il est vrai que snake court d'une façon un bizarre, la plupart de ces gestes et attaques sont d'un style impeccable. Le jeu ne ralentit jamais. Ce qui reste dommage c'est que mis à part quelques caractéristiques spécifiques (armes, taille), rien ne différencie les modèles jouables les uns des autres. C'est un peu du copier coller de sprites. On est trop souvent tenté d'utiliser le mode caméléon, c'est effectivement dans le but de rusher le jeu pour une raison spécifique mais ça rend les choses faciles parce que du coup ça devient facile d'explorer les zones. Paradoxalement si on veut vraiment faire de l'infiltration c'est réellement inhumain. En gros MGS PO se joue encore comme MGS 1 ou 2 (je n'ai pas fait le 3) c'est à dire plus comme un jeu d'action que d'infiltration. Disons une infiltration arcade en opposition totale à l'infiltration simulation de Splinter Cell (qui verse dans le ridicule parfois). Mon préféré reste donc pour le moment Head Hunter sur Dreamcast qui est le seul jeu qui offre un réel choix entre les deux tout au long du jeu...

Toujours dans la même idée de reprocher certains points, je pense que les enchaînements de coups quand on attaque un ennemi montrent surtout que si il y en avait plus, le jeu se transformerait en jeu de baston 3D. Pour ma part je ne souhaiterai qu'une chose dans les mouvements, c'est une façon simple d'attraper un ennemi. Tout comme mgs 1, dans PO c'est chaud d'attraper un gars (j'entends la manip, ça me paraît normal qu'il se débâte).

En début de jeu, on arrive encore à avoir des aberration d'IA du style je marche à pas de loup à côté d'un gars et il ne me voit pas et m'entend pas (dans les deux premières missions uniquement, j'imagine que c'est fait exprès).

En revanche l'IA est myope, elle ne voit pas à plus de 2 mètres. C'est avantageux mais curieusement aussi vers la fin du jeu, la vue s'améliore et là ça devient chaud d'avancer. Le mode caméléon ne sert même presque plus à rien.

Le son est énorme en terme d'ambiance, très immersifs, même le doublage US est des plus convaincants.

Les contrôles, mis à part pour se saisir d'un gars et l'étranglé sont simples et faciles d'accès. On gardera du jeu une bonne approche à ce niveau là.

A côté des reproches que j'ai formulé, les bons points sont énormes surtout quand on pense qu'on est que sur une console portable.

1) On peut gérer une armée :
Là Kojima fait fort. Il faut capturer des méchants et les rapporter au camion, les faire attendre en prison qu'ils soient décidés à nous aider puis leur donner un job. Ainsi les plus fatigués en terme de HP iront à l'infirmerie pratiqué la médecine, les autres formeront les équipes alpha à delta et enfin la plupart des restants iront à l'espionnage ou la recherche. Malgré tout, chacun sera utilisable en mission quelque soit sa spécialité avec plus ou moins d'inconvénients. Ce qui va vous faire hurler c'est le manque de nourriture pour vos petits soldats de plombs. Et oui, affamés ils mourront et là accrochez vous, ce n'est pas un rpg on ne pourra pas les faire revivre.

2) En parlant de recrutement, on peut recruter en wifi et par gps et putain (passez moi l'expression) je veux ça dans tous les jeux pour des tonnes d'utilisation toutes plus farfelues les unes que les autres. En Wifi d'abord, sachez que chez vous des signaux traînent et permettent de générer aléatoirement des soldats à recruter. Une fois que vous les avez tous trouvé, pas de panique demandé à un pote de venir avec sa PSP et son jeu chez vous (ou d'utiliser le votre dans sa PSP) et là miracle il recrutera d'autres personnages et pas forcément les même que vous. Tout ceci dans un soucis de diversité pour les combats d'armée en ligne.

Par GPS, c'est une autre histoire, il faut déjà l'accessoire GPS pour la PSP puis la carte du pays que vous voulez visiter. Sachez qu'en Inde avec une carte des Indes (si tant est que ça existe) votre GPS vous permettra de suivre le signal de nombreux mercenaires. En Amérique et partout dans le monde d'ailleurs. Seul danger, faites gaffes à ne pas vous faire écraser en cherchant un signal ou à mettre les pieds dans un endroit interdit au public. Ce serait bête de mourir ou de finir en prison pour un jeu.

Je vous laisse imaginer les applications de cette originalité démentielle à un jeu de rôle ou à un RTS.


3) Il y a pleins de side quests qui peuvent servir à engendrer des embranchements différents dans le jeu, tout est fonction de la qualité et du nombre de ses espions sur un lieu, d'où la folie du recrutement (jusqu'à 100 soldats). De même l'espionnage fera passer parfois de nombreux jours, si vous comptez rusher, ne remplissez donc pas tous les objectifs.

4) les modèles sont gros, les visages sont très détaillés pour la psp et les décors sont recherchés malgré le thème qui aurait tendance à restreindre la créativité.

5) un ou deux stages démontrent clairement que MGS pourrait offrir une partie Tomb Raider avec des sauts et s'accrocher aux parois etc...

6) 13h juste pour la durée de vie c'est juste comme il faut. D'autant que la replay value est quasi infinie transformant Metal Gear en jeu quasi unique.

7) le mode online avec son armée, chopper les soldats des autres, échanger etc...prolonge indéfiniment la folie générale qui berce ce jeu. Il est impossible d'y résister quelque soit son utilisation. Bref, nous avons bien là une killer app sur PSP. Il est possible de faire des erreurs dans sa vie mais louper MGS OPS sur PSP pourrait bien être l'une des plus monstrueuses qui soit. N'attendez plus et plongez dessus dès qu'il sera dispo en Mai.








PRÉSENTATION : 15/20
GRAPHISMES : 17/20
ANIMATION : 17/20
SON : 15/20
CONTRÔLES : 16/20
INTÉRÊT : 19,8/20 (On va se laisser un peu de marge pour MGS PO 2, on sait jamais)
NOTE FINALE : 96%

ADK

Bounty Hounds le test par ADK :


Note : Le test a été réalisé à l'aide de la version américaine du jeu.

Si vous voulez une présentation rapide de Bounty Hounds, je dirai qu'il s'agit du croisement de Phantasy Star Online et de l'univers cyberpunk de Snatcher. Le héros de par sa philosophie et son charisme n'est pas sans rappeler un Gillian Seed sans son côté "Cobra". Qui dit PSO dit donc Action RPG et plus précisément Hack and Slash, parce que là la recherche des objectifs est dominée par la violence.

J'avoue que le concept est répétitif mais le jeu est accrocheur.

le story mode consiste en une succession d'exploration de stages ponctuée des cutscenes super jolies et par des boss vraiment énormes. La présentation et l'histoire sont recherchées de sorte que vous vous immergiez un peu dans le jeu sans trop vous plaindre de la répétitivité de l'action. Car oui vous ne ferez pas les choses par hasard dans ce jeu. Tout est calculé et politique, tenez vous le pour dit.

Tout comme PSo en son temps, BH est réellement ultimement beau pour de la PSP. Les consoles de salon elles même sont concurrencées par la puissance de ce jeu. Imaginez des gros sprites, très variés, très nombreux, qui apparaissent en bandes sans que la PSP ne gémissent, un héros tout aussi gros dont le design évolue en fonction des équipements que vous lui achetez et vous obtenez le plus beau jeu de la PSP pour le moment. Il ne m'a pas été possible de trouver d'éléments de comparaison, Tekken et Monster Hunter sont formidables mais là c'est autre chose. Grande diversité des décors, des sprites (modèles 3D ok ok), diversité des attaques au corps à corps ou à distance bref la totale.

L'animation n'est évidemment pas en reste et demeure impeccable tout au long du jeu. Pas un ralentissements ou un honteux clignotement. Du brouillard volumétrique tout au plus pour les longues distances. A noter que la caméra peut être recentrée à tout moment dans le jeu sauf en ville mais que malgré tout, elle ne suit pas parfaitement le joueur. Il y a comme un angle de décalage. En soit ça ne gêne pas trop mais dès fois, au lieu de courir droit du coup...

Le son se révèle fantastique. Chose assez rare pour le mentionner, les dévs de Gear of War sur x360 ont repompé légèrement une des musiques de Bounty Hounds (musique de l'écran titre de GOW = ou presque à musique en ville de BH). La musique des boss est sympa mais on ne s'y attardera pas plus que cela. Dans le jeu il y a bien mieux à entendre même si il n'y a pas une seule voix.


Les contrôles sont simples, on a deux armes, paramétrables comme on le souhaite, on peut interchanger avec d'autres. En revanche le système de sauvegarde est critiquable. En effet sauvegardez en plein stage et vous reprendrez du début. Pire encore vous éteignez sans sauver en ville et vous dites adieu à cette quicksave. le seul point de sauvegarde fiable est en ville, rappelez vous en.

Au départ on descend dans le premier stage et on éclate les monstres, à la fin du stage ça soûle et ça lasse sauf qu'en fait l'intérêt c'est de personnaliser son Bounty Hound avec les armes et armures, de monter ses stats et de suivre l'histoire SF que Bandai/Namco a bien voulu écrire. J'aime particulièrement cette ambiance SF/Cyberpunk/Futur et c'est pour ça que j'ai continué le jeu. Dès la première planète, c'est vraiment long. On peut nettoyer entièrement une zone pour mieux se balader et un message nous avertit que la zone est sécurisée.

Au chapitre des défauts, ben si on n'aime pas taper du monstre sans arrêt ben on ne touchera pas au jeu plus de 5 minutes en fait. Malgré tout sur ce dernier point je vous dirai que les bastons sont ultra funs et haletantes parce que là j'ai fait des missions où on ne peut pas faire 1 mètre sans être encerclé par 10 monstres ou plus. C'est là aussi la grande force du jeu car votre Hunter s'épuise et il faudra bien penser à rentrer à la base avant de mourir.

La durée de vie est plus que satisfaisante mais là encore et ce n'était peut être pas le bon choix mais tant pis, il faudra finir le jeu 3 fois pour connaître le fin mot de l'histoire et avoir un Bounty Hound au sommet de ses capacités.

Le jeu est vendu 40 euros en us, il a des possibilités de game sharing que je n'ai pas exploité, personne n'ayant ce jeu, et je pense qu'en multi on doit pouvoir s'éclater sous forme de death match ou de travail d'équipe.

Pour ma part donc, je recommande BH sur PSP, déjà de part la claque technique que l'on prend en explorant ce jeu et d'autre part pour les fans de vraies bastons bien bourrines. Un grand moment du défouloire sur console même si à terme peu d'entre vous iront jusqu'au bout du jeu et c'est bien cela qui l'éloigne de la perfection. Des objectifs plus variés, 3 univers différents au lieu d'un seul auraient amenés BH u sommet des jeux du genre. Peut être que Namco s'est gardé de la marge pour la suite qui sait.








PRÉSENTATION : 17/20
GRAPHISMES : 19,5/20 (c'est vraiment parce que FF Crisis Core pourrait le concurrencer)
ANIMATION : 18/20
SON : 17/20
CONTRÔLES : 17/20
INTÉRÊT : 14/20
NOTE FINALE : 89%

ADK

Jeanne d'Arc le test par ADK :


Note : Ce test a été réalisé avec la version japonaise du jeu. Comme nous le savons tous à présent Jeanne d'Arc ne devrait plus tarder en version Américaine, cet été.

Le minimum pour jouer à ce jeu est le bios 2.81 tout comme Riviéra. Jeanne D'Arc raconte l'histoire d'une jeune fille qui, élue par un bracelet en or, est capable de sauver le royaume de France.

Techniquement le jeu commence par une bonne dose de dessins animés pour introduire les protagonistes (le jeune roi maudit (décidemment lol@level 5)Henry 6, le méchant premier Ministre Bedford qui était autrefois un héros et Jeanne).

A l'issu du premier scénario Jeanne connaîtra l'étendu des pouvoirs du bracelet et se croira même folle parce que tout à coup elle se met à entendre des voix. Tout commence par l'attaque de son village par les orcs, Jeanne est bien décidée à se venger des forces de "l'Eglise.

Jeanne commence sa journée avec Lianne et sera rejoint par Roger, Bertrand et Jean (là où j'en suis). Vu comme ça vous allez me dire c'est quoi ce jeu de beauf à la con mais sachez que les prénoms français font au moins autant tripper les japonais que nous sur les sengoku, megumi et autre hayato.

La présentation du jeu est fourni en dessins animés surtout au début par la suite les scènes avec le moteur du jeu prendront le relais, mais comme à la bonne époque des 32 bits (ou du nec cd puis du méga cd aussi) les dessins animés s'enchainent avec l'action en cours. Petite explication : un gars tombe, Jeanne le regarde et le moteur du jeu laisse place au dessin animé qui commence sur le regard de Jeanne tourné sur l'homme effondré. Ce sont ces petits rien qui montrent le soucis du détail dans une programmation.


Graphiquement, le jeu utilise un style unique tout comme le design des personnages. J'ai beau avoir fait un nombre de tactics et rpg assez élevé, je n'ai pas pu identifier un chara design proche de Jeanne D'Arc, mélange entre ff tactics avec des nez, popolocrois et valkyrie profile (pour les sprites et les bulles de texte). Les effets spéciaux ne sont pas en reste et la version Sailormoon de Jeanne est jolie à voir. Et oui, il faut savoir que le bracelet magique octroiera à Jeanne la possibilité de se transformer en Super Jeanne. De plus Autre effet magique, plus Jeanne tue d'ennemis une fois transformée plus elle peut jouer. Selon les transformations, ça durera plus ou moins longtemps, à utiliser avec sagesse donc.

L'animation offre un moteur 3d total, rotation à droite, à gauche en profondeur bref dans tous les sens. Durant un combat c'est à vous de la paramétrer pour voir l'action comme ça vous plaît. On peut même zoomer et dézoomer à sa guise sur l'action via les touches prévues à cet effet.

Les musiques sont agréables et accompagnent bien l'ensemble, je regrette qu'il n'y ait pas de voix (sauf dans les dessins animés) mais il faut voir le bon côté des choses, la traduction se fera plus vite. Le thème principal de Jeanne d'Arc est assez mélancolique (quand on pense au côté épique et tragique de l'histoire). Ce même thème est déformé de plusieurs façons pour créer la bande son du jeu, un peu comme dans Street Fighter 2, Shining Force 3 ou même un dessin animé tel que Goldorak. Au final ce sont bien là les meilleures bandes sons car les musiques trainent malgré nous dans nos têtes.

Les contrôles sont particulièrement simples, il se trouve que de nombreuses images fixes viennent expliquer les différents paramétrages rendant la notice totalement inutile. Il est vraiment aisé d'équiper son arme avec des crystaux élémentaires et d'en changer, d'équiper son héros après avoir fait des achats ou de finir un tour. Les kanjis utilisés sont extrêmement classiques et archi connus (pour peu que vous ayez barroudé je le reconnais). En ça le jeu pourrait décevoir par son classicisme car rien ne le démarque des bons vieux tactics des familles qui furent légion sur saturn et playstation en terme de contrôles. Rien qu'on n'ait déjà vu en somme. A titre de comparaison sur le même support, spectral soul lui se démarque en offrant une possibilité "d'attaque multicibles" et même "d'attaques combinées multicibles". Prenons un exemple saturn, dans black matrix il fallait tuer un maximum d'ennemis afin de se servir de leur sang pour améliorer les armes et forger et les stats du personnages. Jeanne d'Arc de jeu n'offre rien de ce genre. En revanche il vous sera possible d'essayer maintes et maintes combinaisons de cristaux pour trouver des tonnes de nouveaux coups spéciaux, des parades, des doubles contre attaques et j'en passe. Malheureusement même en comprenant la langue du jeu, rien dans le jeu ne nous aide à deviner ces combinaisons. Il faut essayer et avoir de la moule comme on dit. Les sauvegardes et loading de lancement de jeu pour revenir au même point n'étant pas digne d'un savestate type émulateur sur PC, il est fort à parier que seuls les plus tenaces s'attarderont à chercher des nouvelles combinaisons (je sens bien un guide arriver avec le jeu moi).


Le côté technique décortiqué, je peux vous parler de l'histoire qui accroche bien. Cette même histoire n'a d'ailleurs rien de gnan gnan. Ici il n'y aura pas de Love Index façon Sakura Taisen ou Langrisser. Jeanne ne devra pas être séduite dans le jeu ou se trouver un mari en chemin (encore que déjà après 2 heures enfin bon...). L'histoire est même assez cruelle avec des morts de npc insauvable (rest in peace Frantz) ou Jeanne assistant au suicide d'un npc qu'elle a pu sauver mais qui ne veut pas vivre sans sa femme. Tout ceci attisera sa colère contre l'Eglise (sérieux je crains que ce nom ne soit censuré). De même quand je pense au pauvre Henry 6 et surtout à son père enfin bref. Je pense que l'histoire va être riche en rebondissement et en leçon pour l'héroïne (ouais mais bon si elle meurt à la fin du jeu qui sauve le monde ?). A titre d'anecdote sachez que les restes supposés de la vraie Jeanne ne sont en fait que ceux d'une momie égyptienne. Ca a été démontré très récemment à la télé (le jeudi avant ce test au journal de 13h). Je ne sais donc pas qui a été brûlé sur le bûcher mais il est possible que ce ne soit pas Jeanne.

La progression en terme de niveaux d'xp est rapide, très rapide, des niveaux de 100 points et des monstres qui rapportent parfois 90 points à leur mort. 4 scénarios de bouclé, 10 niveaux déjà et encore j'ai équilibré mes persos mais Jeanne aurait pu être bien plus haut (au moins 13). Quand un combat est fini, il sera possible d'accéder au magasin du lieu qu'on a conquis, souvent source de bon équipement. L'argent ne fait pas trop défaut, il faut juste surveiller un peu. Une fois un scénario fini et une partie de l'histoire suivante débloquée on pourra réutiliser les aires de combat comme des arènes pour faire du freebattle et donc du free leveling. Je suppose que ce sera utile par la suite. La difficulté globale du jeu n'est pas très élevé, de même il est relativement impossible de rester bloqué dans ce jeu. La barrière de la langue, je ne peux pas juger vu que je ne la sens presque pas mais je dirai qu'une personne y jouerait facilement sans comprendre le texte et pourrait le finir. Autre bonne chose du jeu, il n'y a virtuellement pas de loading dans ce jeu. Preuve que bien optimisée la psp est vraiment super agréable pour un jeu de rôle de poche.

Mes reproches si je devais en faire ne serait que personnel. Ayant fait un grand nombre de tactics sur saturn je ne suis surpris en rien par les contrôles de Jeanne d'Arc, rien de frustrant à comprendre et rien à maîtriser malgré le japonais (j'ai donné des exemples plus haut). La classique fonction de support des coéquipiers (façon Shining Force ou Vandal Heart) ici une "guard connection", le principe de coller des éléments ou des attributs sur ses persos, éviter que Jeanne ne meurt comme condition de victoire (ok c'est que dans le scénario 1) tout est déjà vu ou presque. Je me dis que si moi je le remarque, d'autres le ressentiront peut être.

J'aurai aimé un système de Karma sur Jeanne, car ses réflexions ou son attitude surprennent parfois ses coéquipiers. Il aurait été bon d'avoir des choix à faire en fonction des situations, ce qui aurait pu par exemple influer sur la fin du jeu ou la fidélité des personnages envers leur chef. Je suis désolé d'avouer ça mais les noms sont à pouffer de rire. OK je suis français mais bon contrôler Roger, Jean, rencontrer Gil de Rennes (Guy de Graine parodié ?) ou parler à un "soldat de France" je ne m'y fait pas. La forêt de "Fraude" aussi c'est pas mal. Contexte historique et local certes mais je n'y peux rien, mdr. Ca ne fera peut être rire que moi ceci dit.Voilà c'est à peu près tout, et ces 3 points sont vraiment personnels.

La majorité des joueurs n'y prêteront même pas attention et pour cause, quand on joue à Jeanne d'Arc on est en transe, une douce transe qui ne prend pas la tête du tout. Il est possible de jouer au jeu et répondre au téléphone, l'ambiance est cool, le jeu facile et agréable. Ce que je veux dire c'est qu'il n'y a pas cette bulle horrible qui se crée autour de soi parce qu'il faut être à fond dedans pour y arriver et ça, ça vaut tout l'or du monde et différencie "des bons jeux mais chiants" des "vrais super hits". Ce jeu mérite une traduction rapide et superbe en Europe, allez Sony un beau geste.









PRESENTATION : 18/20
GRAPHISMES : 18/20
ANIMATIONS : 17/20
SON : 16/20
CONTRÔLES : 17/20
INTERET : 17/20
NOTE FINALE : 93%

ADK

lundi 26 février 2007

Le test de Rezel Cross par ADK


Voici en exclusivité le test de Rezel Cross, en direct de la version chinoise actuellement en vente avant la version japonaise sur PSP, un peu à la façon d’un Vulcanus sorti d’abord en Corée puis au Japon.


Rezel Cross est un RPG réalisé à l’ancienne. L’intention est probablement de retrouver une ambiance ou une atmosphère perdue dans le temps, une sorte d’esprit 16 bits ou 32 bits du RPG. Rezel Cross y arrive pas mal dans une moindre mesure.


Ce RPG nous conte l’histoire de 5 héros qui ont obtenu des capacités surnaturelles à la suite d’une pluie de météores (des Rezel). Il y a tout d’abord Isle, un jeune guerrier impétueux et vif qui a souffert de la mort de son père 12 ans avant le début du jeu. Celui qui a fait ça n’est autre que Julius qui est un des ennemis majeurs du jeu. Isle a le pouvoir de se téléporter où il le souhaite. Le jeu commence donc avec lui et dès le début de l’aventure on ne tardera pas à rencontrer Leifa. Une jeune fille très douée dans la maîtrise du temps. Elle est la convoitise des méchants du jeu. Par la suite vous ferez la connaissance de Marion et du très charismatique Zeth. Le cinquième larron est un adulte très expérimenté dans l’infiltration et l’art du déguisement nommé Dante. Tous ces personnages vont entrer petit à petit en interaction tout au long des 20 chapitres (nombre supposé car trouvé sur internet) du jeu. Ils consolideront un noyau de résistance autour de Julius car tout les y amèneront.


En terme de présentation, Rezel Cross ne possède que quelques cut scènes réalisées en 3D et à l’aide d’un filtre rendant l’image très belle bien que les modèles présents soient réduits au minimum. Le confort visuel est indéniable malgré les défauts de la 3D.


Graphiquement nous touchons au point chaud du jeu. Il s’agit ici de textures 3D ou d’objets en vue 3D placardés sur des décors immuables en 2 dimensions. Ainsi les vues employées sont donc différentes d’un écran à l’autre mais le monde apparaîtra comme en 2 dimensions. Pourtant il y a bel et bien de la pure 3D dans ce jeu. D’une part dans les combats et d’autre part dans les très originales missions que devront effectuer les différents héros tout en utilisant leur Rezel. Malgré toutes ces bonnes choses, les modèles sont inégaux. Autant Zeth est fantastique, autant Isle est assez ridicule avec ces grosses moufles au pied, ou son père dans le flashback de sa mort avec ses grosses moufles en guise de main. Les ennemis sont correctement modélisés mais ne sont pas forcément très nombreux. Globalement, j’ai envie de dire qu’on a vu bien mieux sur PSP. Les modèles se laissent regarder mais les décors sont soft. Sans exagération j’aurai tendance à penser à Final Fantasy 7 dans le style 2D/3D avec ici les avantages d’un super écran et un filtre très bien choisi. Les collines bucoliques du chapitre 1 m’ont laissé sur ma faim, les forêts et la capitale en revanche m’ont beaucoup plus (entre autres, je vous laisse découvrir les autres décors). On ne peut pas parler de point faible mais pas de point fort non plus. Il n’y a que le strict minimum.


L’animation est plutôt bonne. Les héros courent vite, les donjons ne sont pas trop long à explorer et pendant les combats c’est un festival entre les Rezel Art et les Hyper Rezel, sans oublier les attaques normales et le maintenant classique compagnon qui vous regarde effectuer votre action. Il n’y a pas d’effets spéciaux particuliers comme certains concurrents le proposent mais durant les missions tout en 3D la caméra suit bien l’action même si malheureusement il est impossible de la contrôler.


La partie sonore du jeu est vraiment le gros point fort du jeu. Les musiques sont pratiquement toutes superbes, au point que j’aimerai avoir l’OST du jeu. J’ai énormément apprécié le plaisir de retrouver une vraie musique des boss comme dans les vieux jeux. Les voix japonaises (même dans la version chinoise) sont toutes bien choisies.


Les contrôles sont simples et le mapping des Rezel est des plus évidents (même en chinois). Le jeu en lui-même n’est pas très difficile et le joueur moyen n’aura aucun mal à avancer dans l’aventure malgré la barrière de la langue (bientôt la version japonaise !, je sais je suis dingue…). La seule chose qui reste floue (malgré le mini booklet anglais fourni dans le jeu) est l’utilisation de l’Hyper Rezel qui peut se révéler des plus dangereux pour une équipe ou même en solo et conduire au game over. Il faudra mixer soigneusement les éléments pour que l’attaque vise l’ennemi et non les membres de votre équipe. L’utilisateur passant en mode berserk à ce moment là, tout est possible. De plus, le déclenchement est aléatoire et dépend de l’agressivité dans les combats de votre personnage.


Rezel Cross est un jeu qui se révèle être passionnant. Doté d’une solide histoire, il procure aussi des sensations de jeu indéniable lors des missions. Imaginez durant un RPG résoudre des puzzle comme dans un Bio Hazard à la différence qu’il faudra utiliser ici des pouvoirs en plus de son cerveau. Certaines missions se déroulant à plusieurs demanderont de switcher de personnage pour progresser. On sent que Rezel Cross pourrait être le premier d’une nouvelle et grande saga. Le jeu est donc réellement fun à jouer. Malgré tout je dois déchanter un peu devant la difficulté faible du jeu et la longueur des chapitres. Après 9h30 de jeu, allez 10h avec les game over au nombre de 6 pour le moment j’ai déjà bouclé 12 chapitres. De plus comme précisé plus haut les performances graphiques laissent le jeu à la traîne face à al concurrence. Bien que je n’aime pas ça d’habitude, là j’ai énormément apprécié de changer de personnage aussi souvent mais il faut bien voir que l’équipe est souvent composée de 1 ou 2 héros même si vers la fin on peut supposer que les 5 seront réunis. Ca m’ennui vraiment de réprimander un si bon jeu, il est même meilleur que Brave Story car moins classique et plus surprenant. Je n’ai certes pas encore fini le jeu mais si il comporte vraiment 20 chapitres, je ne dépasserai pas les 20 heures de jeu ce qui est trop faible pour un RPG (à moins que…). On peut encore négliger la réalisation trop « ancienne » pour satisfaire les fous de technologie graphique mais pas la durée de vie qui est le pilier du genre. Quoiqu’il en soit, c’est peut être court mais c’est terriblement bon et j’en redemanderai bien moi des jeux comme ça, surtout ici en Europe. Maintenant il va falloir m’excuser mais j’y retourne, j’ai une miss à sauver de Julius. J’adore vraiment ce jeu et je veux en connaître le fin mot.

Présentation : 14/20

Graphismes : 14/20

Animation : 15/20

Son : 19/20

Contrôles : 16/20

Durée de vie : 11/20

Note Finale : 83%


ADK

dimanche 18 février 2007

Brave Story : le test par ADK


Il s’agit du premier RPG de Game Republic pour la PSP. Chose intéressante dès le départ il ne s’agit absolument pas d’un portage de la version PS2 et surtout le jeu a reçu un bien meilleur accueil dans la presse japonaise que son homologue sur PS2. Basiquement l’histoire nous narre les aventures d’un fan de jeu vidéo qui emporté dans sa passion n’a pas pu consacré suffisamment d’attention à sa meilleure amie. Dépitée cette dernière est partie et a malheureusement été victime d’un accident. Le héros (dénommer Tosha dans le jeu) s’en voulant terriblement implora le seigneur de sauver son amie. C’est alors qu’apparurent mystérieusement deux portes qui le transportèrent dans un monde imaginaire. Sa mission : retrouver 5 joyaux et les replacer sur l’épée qui lui a été confiée. Si cette mission est remplie, son amie sera sauvée.


La version PSP bien que différente du film d’animation permettra de rencontrer Wataru le héros du dessin animé de même nom même si je ne sais pas dans quelle circonstance pour le moment.

Derrière cette histoire abracadabrante, et encore je n’ai pas donné tous les détails, se trouve un RPG relativement simple d’accès mais pourtant à la difficulté corsée. Dès le début, le héros croisera le chemin d’une femme chat du plus bel aspect du non de Uno et c’est alors que débutera le grand voyage à travers tout le territoire. Le jeu est découpé en différents chapitres et contient un mini-jeu consistant à élever un oiseau. Ces mini-jeux sont éparpillés à travers le monde imaginaire et il sera possible d’avoir plus d’un oiseau avec soi.

On remarquera tout de suite la présentation très soignée avec une magnifique vidéo d’intro suivi de quelques unes dans le jeu. Globalement la totalité du jeu contient un filtre faisant pensé à du bloom qui rendra le jeu assez féerique. On reconnaît très bien la patte de Game Republic, surtout si on a essayé le Genji de la PS3 ; C’est flagrant. Le design des personnages est bon et surtout soigné avec pas mal de détails. Lors des combats, on voit les personnages avoir des attitudes, des mouvements d’oreilles (pour la femme chat), tourner la tête et il en est de même pour les monstres. L’animation tout en 3d est très soignée à un détail près, il n’y a pas de caméra. En dépit du fait que la vue soit bien choisie selon la phase de jeu, ça manque vraiment de ne pouvoir interagir sur la vue. Ceci dit, là encore il s’agit d’une des facéties qu’on retrouve fréquemment dans les jeux Game Republic. Le son enfin est extrêmement fort comparé à d’autres jeux sur PSP. La musique est aussi belle que parfois détestable. Les digits vocales sont réduites au minimum pendant les combats.

Les combats parlons en puisque c’est souvent sur ce pilier que repose la force des jeux de rôle en 3D. Ils se déroulent au tour par tour. Chaque personnage choisi entre une attaque simple ou combinée avec un autre personnage (voire parfois les deux autres) et bénéficie d’un « extra hit » si il tue un ennemi. Cet extra hit se révèlera bien pratique car les ennemis résistent plutôt bien. L’ensemble des attaques est varié et certaines attaques combinées ne manqueront pas de faire rire de par l’attitude de certains persos ou quand un monstre regarde un de ces compatriotes se faire massacrer sous ces yeux.

Brave Story bénéficie d’une aventure longue et ardue. Toutefois l’absence de caméra et la difficulté de la progression dans la quête principale (pas en terme de level mais en terme de « savoir quoi faire ») l’éloigne du rang de killer app. On pourrait aussi reprocher le manque cruel de side quests même si le jeu n’a pas besoin de ça pour bénéficier d’une bonne durée de vie. L’humour général et les personnages permettent une immersion si rapide qu’on en oublie tous ces détails à force.

Il s’agit au final d’un bon RPG de la PSP dont on regrettera surtout de ne pas avoir une version au moins anglaise. C’est typiquement le genre de jeu qui n’aurait aucun mal à connaître le succès auprès des fans du genre.


Présentation : 16/20

Graphismes : 17/20

Animation : 15/20

Son : 15/20

Contrôles : 18/20

Durée de vie : 18/20

Note finale : 90%

ADK